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Stinging Ray, The Man from Beijing : quand Pékin rencontre Kingston
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Stinging Ray, The Man from Beijing : quand Pékin rencontre Kingston

Publié le par Ben Peronne

Un artiste chinois qui chante en patois jamaïcain sur des riddims roots produits par Irie Ites ? Non, vous ne rêvez pas. Avec « The Man From Beijing », Stinging Ray dynamite les frontières géographiques du reggae et livre un album qui pourrait bien redistribuer les cartes de la scène internationale.

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Il y a des trajectoires musicales qui ressemblent à des lignes droites, et d'autres qui dessinent des chemins de traverse improbables. Celle de Stinging Ray appartient résolument à la seconde catégorie. Imaginez : un chanteur originaire de l'Empire du Milieu, biberonné aux sonorités de Kingston, qui débarque sur le label français Irie Ites Records avec un album de roots reggae aussi authentique que surprenant. Le genre de rencontre culturelle qui aurait fait sourire Bob Marley lui-même.

Produit par Jericho avec le savoir-faire qu'on connaît à la maison Irie Ites, « The Man From Beijing » aligne dix titres où le one drop côtoie le mandarin sans que personne ne sourcille. L'ouverture avec « Chinaman Party » pose d'emblée les bases : voici un artiste qui assume pleinement ses racines tout en embrassant la spiritualité rasta. Le featuring avec le vétéran Chezidek sur « Mount Zion » vient d'ailleurs légitimer cette démarche, quand un lion de la scène jamaïcaine vous tend la main, c'est que vous avez quelque chose à dire.



Entre « Forbidden Herbz » et « Don't Let Dem », Stinging Ray navigue avec aisance dans les eaux du reggae conscient, évoquant résistance et libération mentale avec une conviction qui ne sonne jamais artificielle. Les amateurs de lovers rock trouveront leur compte avec « Bird On The Wire », tandis que les dubheads se régaleront des six versions exclusives qui accompagnent l'édition digitale, mixées dans la plus pure tradition du genre.

Avec ce second album, Stinging Ray ne se contente pas d'être une curiosité exotique. Il rappelle une vérité que les puristes oublient parfois : le reggae n'a jamais eu de passeport. De Tokyo à Berlin, de São Paulo à Pékin, cette musique continue de parler à ceux qui cherchent la lumière. Sortie prévue le 3 juillet 2026 en digital et vinyle.