REGGAE VIBES
Mikey General
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Mikey General

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Biographie

Il y a des artistes qui traversent les décennies comme on traverse les océans, entre deux rives, entre deux mondes, sans jamais vraiment appartenir à un seul. Mikey General est de ceux-là. Né Michael Taylor le 9 octobre 1963 à Londres, ce chanteur au timbre haut perché a passé sa vie à faire la navette entre l'Angleterre brumeuse et la Jamaïque solaire, jusqu'à ce que la foi rastafari ancre définitivement son existence dans l'île de ses ancêtres.

Gamin, il débarque en Jamaïque à l'âge de deux ans et commence très tôt à imiter ce qui sort de la radio et de la télévision. Les chœurs d'église et d'école lui offrent ses premières scènes, mais c'est sur les sound systems de Kingston, Kilimanjaro et Virgo Sounds, que l'adolescent forge sa voix. À seize ans à peine, il enregistre son premier titre pour Ruddy Silence. Le parcours classique d'un youth jamaïcain prometteur, en somme.

Retour à Londres en 1982. Mikey pose sa voix sur les sounds britanniques qui comptent : Coxsone International, Saxon. Ce dernier lui ouvre les portes de l'Europe en 1984, aux côtés de Smiley Culture, Papa Levi et Maxi Priest. L'année suivante, DubVendor produit "Dancehall Vibes" qui lui vaut le titre de performer de l'année. Il grave aussi quelques faces pour Jackie Mittoo, le légendaire claviériste de Studio One, et sort des titres comme "Kuff N Dem" ou l'allégorique "Cowboy Life" sur son propre label MGR. Les combinaisons avec Richie Davis ("Back To Life", "Suzy Wong") et Skipper Ranking sur l'hymne anti-cocaïne "Don't Nose It Up" achèvent de poser son nom sur la carte du dancehall britannique.

Mais quelque chose travaille Mikey de l'intérieur. La spiritualité prend le dessus. En 1992, il repose ses valises en Jamaïque pour de bon. C'est au New Name Studio de Castro Brown qu'il croise la route de Luciano. « J'ai perçu une piété dans ses mouvements », dira-t-il. Cette rencontre change tout. Les deux hommes intègrent le Xterminator Crew de Philip "Fatis" Burrell, aux côtés de Sizzla et du saxophoniste Dean Fraser. Leur mission : « exterminer la slackness dans le reggae ». Mikey laisse pousser ses locks, adopte un mode de vie naturel et enchaîne les albums pour Jetstar Sinners, I Am A Rastaman, tout en assurant les premières parties de Luciano et Sizzla à travers le monde.

En 1998, Mikey et Luciano quittent le giron de Fatis pour fonder Jah Messenjah Productions et Qabalah First Music. L'objectif affiché : offrir une musique d'élévation spirituelle dans une époque de dégradation. Spiritual Revolution, salué comme album de l'année par Echoes UK, puis Exalt Jah en 2001 confirment la mue d'un artiste désormais ancré dans le roots conscient. VP Records distribue ensuite Red Green & Gold, porté par des titres comme "He That Keepeth Israel" et "Joy".

Aujourd'hui, après des tournées en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord, Mikey General demeure ce citoyen du monde reggae qu'il a toujours été, la voix tendue vers le ciel, les pieds solidement plantés dans la terre rouge de Jamaïque.

Discographie

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