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Cosmic Shuffling
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Cosmic Shuffling

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Biographie

Genève, Suisse. Pas vraiment le premier endroit auquel tu penses quand on te parle de rocksteady et de ska. Et pourtant. Cosmic Shuffling débarque en 2015 et retourne les clubs avec une énergie folle. Sept musiciens. Un son vintage à faire pleurer de joie les collectionneurs de 45 tours jamaïcains.

L'histoire commence presque par hasard. Le tromboniste Anthony Dietrich Buclin et le saxophoniste Basile Rickli, tous deux issus de la scène jazz genevoise, proposent à Mathias Liengme de monter un projet de reprises. L'idée ? Faire danser les gens dans les bars avec le répertoire jamaïcain des années 60. Simple. Efficace. Avant même leur première répétition, une tournée est déjà bookée. Le public mord immédiatement à l'hameçon.

Mathias Liengme, c'est le clavier du groupe. Mais aussi le producteur. Le gars est tombé dans la marmite reggae à 12 ans. Formation classique et jazz au conservatoire. Trois mois chez Horsemouth Wallace en Jamaïque à 19 ans. Collaborations avec Roberto Sánchez, le magicien espagnol du son roots. Autant dire qu'il sait exactement ce qu'il fait.

Le premier EP, Cosmic Goes Wild, sort et c'est le carton. Sold out le jour de la sortie. Personne ne s'y attendait. Le groupe enchaîne les dates, accompagne la légende du skinhead reggae Roy Ellis. La machine est lancée.

En 2020, malgré la pandémie, l'album Magic Rocket Ship débarque sur Fruits Records. Mixé par Roberto Sánchez himself. Le disque rend hommage aux Soul Vendors, aux Skatalites, à toute cette époque bénie de 1966-67. Mais attention, pas question de simple nostalgie. Le septet y injecte sa propre vision, un truc plus contemporain. Les influences de Daptone Records, des Frightnrs, de Victor Axelrod se font sentir. Le résultat ? Une pépite saluée par la critique internationale. Encore sold out en quelques semaines.

2023 marque l'arrivée de Cosmic Quest. Onze titres vocaux qui voyagent du ska enflammé aux ballades rocksteady mélancoliques. Du early reggae lumineux avec des touches de mento fifties. Toujours ce son analogique, chaud, saturé comme il faut. Roberto Sánchez aux manettes du mixage, évidemment.

Puis vient Lovonauts Odyssey, album entièrement instrumental. Objectif affiché : te faire danser pendant des jours.

Leur force ? Un son organique et authentique qui ferait hocher la tête aux vétérans jamaïcains. Quand I-Kong les a vus jouer, il n'en revenait pas. Normal. Ces sept mercenaires suisses ont compris l'essence du truc. Le groove. Le swing. Cette légèreté qui te fait sourire et bouger sans réfléchir.

Cosmic Shuffling, c'est la preuve qu'on peut ressusciter l'âge d'or jamaïcain sans le trahir. Depuis Genève. Qui l'eût cru ?

Discographie